Le secteur automobile est à la peine en Europe. Nouvelle illustration avec cette annonce d’un plan de suppressions d’emplois au Royaume-Uni, chez Jaguar Land Rover. Selon le journal The Times, le constructeur automobile a annoncé ce lundi d'un plan de départ volontaire. Baisse des ventes, impact des droits de douane américains, les difficultés s’accumulent pour le constructeur britannique
Publié le : 07/09/2026 - 12:49Modifié le : 07/09/2026 - 12:57
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Le constructeur automobile britannique de luxe Jaguar Land Rover (JLR) a annoncé lundi l'ouverture d'un plan de départs volontaires, après plusieurs mois de turbulences marqués par une cyberattaque qui a paralysé sa production, ainsi que les droits de douane de Donald Trump sur le secteur.
« Nous devons nous adapter à l'évolution des conditions du marché mondial, tout en visant environ 1,7 milliard de livres (2 milliards d'euros) d'économies sur les deux prochaines années », a indiqué dans un communiqué l'entreprise, détenue par le groupe indien Tata Motors. « Pour y parvenir, nous devons simplifier davantage notre organisation, améliorer notre efficacité et renforcer notre résilience. Nous avons informé nos collègues et nos partenaires syndicaux que JLR ouvre un programme de départs volontaires, offrant aux salariés et aux membres de l'équipe de direction l'opportunité de quitter l'entreprise », a-t-il ajouté.
Jusqu'à 4 000 postes supprimés
Selon plusieurs médias britanniques, les difficultés de l'entreprise pourraient conduire à la suppression de jusqu'à 4 000 emplois, un chiffre que l'entreprise ne confirme pas. JLR emploie plus de 40 000 personnes dans le monde, dont un peu plus de 34 000 au Royaume-Uni, d'après son site internet.
Le secrétaire d'Etat britannique aux entreprises, Jonathan Reynolds, doit rencontrer en début de semaine la direction de l'entreprise. Le groupe a connu un exercice 2025-2026 cauchemardesque, enregistrant 244 millions de livres de pertes nettes, contre 1,8 milliard de bénéfices un an plus tôt.
Il a comme les autres constructeurs britanniques souffert en 2025 des droits de douane américains, qui l'ont poussé à suspendre un temps ses livraisons de véhicules aux États-Unis. Il a aussi fait face fin août 2025 à une cyberattaque de grande ampleur qui l'a contraint à mettre sa production à l'arrêt pendant plus d'un mois, mettant aussi la pression sur nombre de ses fournisseurs. Le gouvernement britannique avait rapidement volé à son secours, via une garantie de prêt lui permettant de débloquer jusqu'à 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d'euros) pour venir en aide à sa chaîne de production.
L'industrie automobile européenne en panne
Au-delà des problèmes générés par la cyberattaque, spécifiques à l'entreprise, le secteur automobile en général est dans une mauvaise passe. Les droits de douane étatsuniens, la concurrence des véhicules chinois et une demande globalement atone obligent des firmes à des plans de départ. Le premier constructeur européen avait déjà annoncé entre 2024 et 2026 vouloir supprimer 50.000 emplois en Allemagne d'ici 2030, principalement sur la marque phare VW. Il a annoncé fin août 50 000 nouveaux départs. Ce total de 100.000 suppressions d'emplois représenterait environ 15% des effectifs du groupe.
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