Pourquoi Nvidia, qui a encore explosé les prévisions de bénéfices, a vu son action reculer avant de gagner 6%

Le fabricant de puces utilisées pour l'alimentation de l'intelligence artificielle Nvidia annonçait mercredi un bilan trimestriel de 96,2 milliards de dollars de chiffre d'affaires, une nouvelle fois bien supérieur aux estimations de Wall Street. Pour autant, le bilan colossal de l'entreprise américaine n'a pas beaucoup de répercussions sur le marché. Comment l'expliquer ?

Publié le : 27/08/2026 - 14:54Modifié le : 27/08/2026 - 14:54

2 min Temps de lecture
Jensen Huang, PDG de NVIDIA, écoute le président Donald Trump s'exprimer dans le Bureau ovale de la Maison Blanche au sujet de la modernisation de l'aéroport international de Dulles, mercredi 29 juillet 2026, à Washington.
Jensen Huang, PDG de NVIDIA, écoute le président Donald Trump s'exprimer dans le Bureau ovale de la Maison Blanche au sujet de la modernisation de l'aéroport international de Dulles, mercredi 29 juillet 2026, à Washington. AP Photo/Julia Demaree Nikhinson - Julia Demaree Nikhinson
Par : RFI Publicité Lire la suite

Nvidia surpasse encore les prévisions. En un an, le chiffre d'affaires de l'entreprise américaine, fabricante de puces très utilisées dans le domaine de l'intelligence artificielle, a plus que doublé. Ses bénéfices aussi, avec près de 60 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit une progression de 126%.

L'horizon semble dégagé pour le groupe le plus valorisé au monde en bourse, avec ses près de 5 000 milliards de dollars. Soit plus que le PIB du Japon, la 4e puissance économique mondiale. En plus d'un quasi-monopole sur les puces destinées à l'IA, Nvidia s'est placée au cœur des financements dans ce secteur, avec des investissements dans les centres de données de ses clients comme OpenAI. Pourtant, à l'annonce des résultats, son action a d'abord reculé.

L'action a fini par bondir

Nvidia est victime de son succès. À force de dépasser les prévisions, les marchés en attendent toujours davantage. Pour les investisseurs, la question n'est donc plus seulement de savoir si le groupe fera toujours mieux, mais si le boom de l'intelligence artificielle peut durer et si la croissance exponentielle peut être stable dans un secteur aussi incertain que l'IA. « Nous sommes à un point d'inflexion », a tenu à rassurer son PDG Jensen Huang dans la foulée. Mieux encore, Nvidia a promis 108 milliards de dollars de chiffre d'affaires dès le prochain trimestre, et 70% de croissance l'an prochain, en prenant en compte des contraintes liées à sa chaîne d'approvisionnement, qui ne permettront pas à l'entreprise de satisfaire intégralement la demande.

Les investisseurs ont favorablement accueilli la décision du groupe de faire état de prévisions à plus d'un an, une gageure dans un contexte aussi instable que celui de l'IA. Puisqu'après un repli initial, l'action a finalement bondi de plus de 6% ce jeudi matin. Confirmant la position de Nvidia, devenue un véritable baromètre du marché mondial de l'IA. La demande ne semble pas affectée, pour l'instant, par l'émergence de concurrents de Nvidia dans l'informatique à distance (cloud) et l'IA, notamment Google, Amazon Web Services (AWS) ou AMD. Jensen Huang a souligné que son entreprise capitalisait sur son infrastructure intégrée, unique en son genre, des processeurs aux serveurs en passant par les logiciels de gestion coordonnée des puces.

À lire aussiEn Afrique, les modèles chinois bousculent les géants américains de l’IA

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI

Partager :