Ces dernières semaines, Kiev et Moscou intensifient les attaques contre les infrastructures de l’ennemi avec pour objectif d’affaiblir son économie. Des attaques qui visent notamment la zone de la mer Noire, là où transitent les exportations de céréales russes et ukrainiennes. Résultat, la Russie, première exportatrice mondiale de blé peine à écouler ses stocks.. malgré une bonne récolte 2026.
Publié le : 07/09/2026 - 16:07Modifié le : 07/09/2026 - 16:08
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C'est un paradoxe : la Russie a recolté jusqu'ici plus de 110 millions de tonnes de céréales, dont 87 millions de tonnes de blé. C'est mieux que l'an dernier à la même période. Mais Moscou est actuellement en difficulté pour écouler ses stocks. En 2025, 90 % des exportations céréalières russes ont transité par les ports de la mer Noire. Or, ces derniers mois, l'Ukraine et la Russie se livrent à des bombardement sur leurs terminaux d'exportation et leurs navires transportant des céréales dans la zone.
Conséquence directe : les exportations russes et ukrainiennes sont quasiment à l'arrêt cet été alors qu'à la même époque de l'année dernière, elles représentaient 40% du commerce mondial. Les agriculteurs russes craignent désormais une surabondance de céréales qui pourrait faire d'effondrer les prix sur le marché intérieur.
La Russie cherche à réorienter une petite partie de ses flux vers les ports de la mer Baltique alors que l'Ukraine est parvenue à relancer en partie ses exportations depuis la fin août via le canal de Sulina, en Roumanie, l'un des bras du Danube sur la mer Noire.
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